Kenya

Nairobi X

Le monde va-t-il être sauvé à Nairobi ? Face à une invasion d’extraterrestres, il faut agir et se battre ! Voici le scénario de Nairobi X, premier jeu vidéo en 3D conçu par un studio africain. Créé par le studio kényan Black Division Games, le jeu vidéo cartonne actuellement en Afrique de l’Est. Le décor : la célèbre tour du centre de conférence international Kenyatta ; le bâtiment, à la forme de soucoupe volante, est pris d’assaut par les extraterrestres débarqués en nombre d’un vortex verdâtre trouant le ciel africain : « Soldat, votre mission est simple : défendez Nairobi… avant qu’il ne soit trop tard ».

Dès le lancement, au mois de juin, le succès est immédiat et le hashtag #defendkenya devient viral. À la mi-juillet, on dénombrait déjà plus de 21 000 téléchargements sur mobile. « Ça dépasse les frontières du Kenya : Tanzanie, Ouganda, Éthiopie… et même Soudan du Sud ! », s’étonne Andrew Kaggia, 27 ans, jeune développeur natif de Nairobi à l’origine du projet. Il raconte : « Depuis des années, je jouais sur ma console à tuer des aliens dans les rues et sur les toits de Los Angeles et New York. Et puis un jour, je me suis dit : pourquoi est-ce que les aliens débarquent toujours aux États-Unis ? Pourquoi est-ce que leurs vaisseaux ne se posent jamais en Afrique ? C’est bizarre, tout de même, vous ne trouvez pas ? ».

Voici un événement révélateur de la dynamique numérique qui bouleverse aujourd’hui le continent africain. Pâtissant d’un IDH (indice de développement humain) relativement bas (un des plus bas), le Kenya vient cependant de créer le premier jeu vidéo africain. Eurafrique souhaite que le développement du numérique en Afrique s’accompagne d’une hausse des IDH des nations africaines. Nous ne souhaitons pas que l’Afrique et l’Europe deviennent des continents numériquement riches et humainement (agriculture, politique, conditions sanitaires…) pauvres. Les deux dynamiques doivent se corroborer et Eurafrique est là pour combler les carences potentielles d’un continent ou d’un autre.

Eurespace

À la lecture de différents articles relatifs à la corrélation progrès économique, scientifique et agricole / conquête spatiale, je pense qu’il doit être mise en place le plus rapidement possible une agence spatiale eurafricaine, véritable « outil de développement » bénéficiant aux Eurafricains. L’Europe et l’Afrique doivent mutualiser leurs ressources (cette opération aurait un certain coût) afin de développer en Eurafrique « Eurespace », agence spatiale qui permettrait au bicontinent de se hisser au rang de leader en la matière et aux pays moins développés (européens ou africains) d’en bénéficier. Permettant la formation de nombreux chercheurs et dynamisant ainsi la recherche scientifique, un véritable Baïkonour eurafricain doit voir le jour afin de fédérer les pays européens et africains autour d’un enjeu du futur, celui de la conquête spatiale.

Au moment de la création de l’Agence spatiale européenne (ESA), il y eut beaucoup de difficultés. Aujourd’hui, drivée par la France et l’Allemagne, cette entreprise est en partie financée par les autres pays européens. Des nations comme le Kenya n’ont pas de satellites, mais excellent dans le domaine des télécoms. Elles peuvent donc apporter leurs compétences. L’Algérie bénéficie de moyens considérables en termes de télédétection satellitaire. C’est un atout dont pas mal de pays pourraient également profiter. Il serait bon de mettre en commun nos ressources en la matière afin d’en faire bénéficier à un maximum d’Eurafricains. Chacun y consacrerait une part de son budget, une véritable politique spatiale commune. Il faudrait d’abord se concentrer sur des applications satellitaires propres au développement : assurer la sécurité intérieure, extérieure et alimentaire ; garantir des conditions de vie décentes en termes de santé et d’éducation ou encore favoriser le développement économique. Nous pourrions ensuite envoyer des Eurafricains dans l’espace.

Eurespace doit faire d’Eurafrique la plus grande puissance spatiale.