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Ghana : les hôpitaux en grève

Réclamant une revalorisation de leurs primes de fonction et un meilleur accès à la formation, les médecins hospitaliers ghanéens sont en grève depuis une semaine. Les responsables syndicaux ont annoncé que la semaine dernière, environ 2 800 médecins du secteur public avaient limité leurs consultations ; aujourd’hui, tous ont cessé leur travail en service d’urgences. Pour Justice Yankson, président de l’Association Médicale du Ghana (GMA), il n’est pas question de retourner au travail pour l’instant : les médecins réclament des indemnités de logement, de carburant, des voitures de fonction pour les plus anciens, des heures supplémentaires revalorisées, un accès gratuit à une formation médicale supérieure, de meilleures retraites et une couverture maladie à l’étranger pour certains soins non assurés au Ghana. Pour le porte-parole du Congrès démocratique nationale (NDC), le parti au pouvoir, le président John Dramani Mahama « ne se laissera pas intimider par des docteurs grévistes en leur versant de l’argent non budgété qui risquerait d’affaiblir l’économie ». Alors qu’il n’y a pas encore eu de date limite au mouvement de grève, les hôpitaux font appel à des médecins débutants non-grévistes et à des médecins à la retraite pour pallier le manque d’effectifs. Le gouvernement a pour sa part déclaré qu’il avait mis en place des plans d’urgence, y compris l’appel au privé. Les médecins ont menacé de renvoyer tous les patients et de démissionner en masse si le conflit n’est pas résolu au 13 août.

Au Ghana, les habitants bénéficient d’une couverture maladie gratuite dans les établissements publics. Comme en France, l’accès à la santé doit être un droit fondamental. J’avais, dans le cadre des dernières élections européennes, parlé de la mise en place d’une Sécurité sociale européenne. J’espère de tout mon cœur qu’un jour, nous assisterons à la mise en place d’une Sécurité sociale eurafricaine et d’ici là, encourage à la création (ce dont nous avions parlé dans l’article Ellis Island eurafricain) d’un organisme militaire / sanitaire permettant à court et moyen terme, la prise en charge des populations les plus pauvres. En cas de pénurie de médecins ou d’armée, en Europe ou en Afrique, l’Agence eurafricaine (organisme militaire / sanitaire) doit être en mesure de pouvoir agir sur le bicontinent.

Les Eurafricains ne doivent en aucun cas pâtir des tensions politiques et syndicales locales et c’est la raison pour laquelle, l’Agence eurafricaine doit être mise en place le plus rapidement possible.